Auteur/autrice : Barbara Ferreres

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    De laatste weg

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    De laatste weg

    There were no more step to take
    She wished she had thought about it sooner
    She would have taken more of them, she thought
    There were no last breath to take

    (suite…)


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    My mother’s daughter

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    My mother’s daughter

    It’s hard, being born a daughter!
    Sometimes I want to resent my mother,
    But deep down,I wish she had someome to protect her
    From everything she’s been through,
    The things, we didn’t talk through,
    No one should live this, though.

    When I was younger I thought:
    « I’ll never be this bitter »
    I didn’t even know what it meant then I picked that up from that book
    My cool friend gave me I wanted to be like her, not her
    It never occurred to me, She was her too, a human full of doubts.
    I understand it now better,
    My mom was never even bitter,
    But I was, trying to look thougher.

    I wonder how, since adolescence
    I never resorted to violence
    Towards others

    (suite…)


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  • 11/12/2023 – Encore une soirée

    Repas entre coloc, With or Without you vient de se lancer et je repense à cette soirée où je vomissais des mots incohérents depuis le département des soins intensifs après avoir été aux portes de la mort cinq heures plus tôt J’ai failli mourir, et maintenant ce n’est qu’un fantôme parmi l’armée de mes souvenirs. « Je vais me suicider », je dis au néerlandais. « Mets Doe Maar, je suis te paris que tu ne connais pas » je dis avec certitude, ma meilleure amie néerlandaise et les disquaires m’ayant montré à multiples reprises que je connaissais mieux leur musique que la plupart des néerlandais. Il ne connait pas et je feins un niveau de surprise approprié. 

    Je décide de ne pas jouer au jeu de cartes. Je me suis forcée à venir. J’ai pleuré toute la journée à cause du manque. Je suis déprimée de remarquer qu’une douce soirée ne fait qu’aggraver ma solitude. Elle est si intense, comme-si j’étais la seule personne sur Terre. J’ai encore pleuré discrètement sur le canapé.

     

    Sans l’écriture, je ne serais pas à table. L’ambiance tamisée me rappelle les bars à l’ancienne, et l’ex auberge de montage de mon tonton, perdue suite à des conflits de voisinage, remplie de trophées de chasse que je méprise pourtant, mais qui me manquent aujourd’hui comme tout ce qu’on sait qu’on ne verra jamais plus. Ça me donne envie de fumer, comme dans ce à l’ancienne miteux de Heildeberg, en Allemagne, qui autorise encore les cigarettes à l’intérieur. J’y ai volé deux livres pour améliorer mon Allemand. Je ne les ai pas lu, et sans doute jamais parlé Allemand aussi mal de ma vie. L’alcool et les paris nous réchauffent dans l’austérité du froid alsacien.

     

    Le sentiment qui est alors le mien ne diffère pas trop de celui que j’ai pu ressentir pendant chacune des festivités amicales auxquelles je suis allée. Vivifiée, intégrée, mais profondément seule, comme marquée du signe de la bête, qui me condamne à ne jamais profiter de l’innocence et de la spontanéité de ces jeux de soirée. Les anglais ont le mot sonder pour décrire la réalisation que tous les inconnus que nous croisons ont une vie indépendante de la notre; mais y en a-t-il un pour celui qui accompagne celle que nous sommes tous condamnées à être seuls à jamais, ayant des tortuosités de notre esprit qui ne seront accessible à personne d’autre que nous, et qui seront effacées à notre mort sans laisser de trace ? Les psychiatres appellent ça Dépression Chronique. Autisme. Trouble de l’attention avec hyperactivité. Moi j’appelle ça la condition humaine, bien que si ce n’était pas pour l’écriture et le langage, je douterais même que ma nature me permette de m’en réclamer. Comme un voyage au bout de la nuit, de l’humanité

     

    Ma présence griffonnante dérange. On me supplie presque de jouer, « moi qui connait les cartes ». Je me trompe une première fois, preuve indéniable que je ne suis qu’humaine – en oubliant que cela a été la seule erreur. S’il faut lire les gens, alors ce n’est pas difficile. Le comportement humain, c’est comme une langue apprise sur le tard : à jamais plus facile à comprendre qu’à parler soi-même.

     

    Sur un dernier éclat de rire, je me retire. Pourquoi je ne reste pas ? Je ne peux plus contenir les émotions qui sont miennes. Je me demande si je ne saurais jamais un jour recevoir l’amour que l’on me porte et ses défaillances. Dans ma vie je suis comme dans une gare, éternelle voyageuse en correspondance, en attente d’appartenance.


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  • 29/07/2023 – Tribulations nocturnes à deux heures du matin

    Je repense à ma vie, parce que c’est souvent ce qu’on fait la nuit et quand je ne dors pas trop je ne dors pas du tout. Ma vie est en manque de structure totale, c’est un peu comme être à l’hôpital psychiatrique sauf que je suis chez moi et que les infirmières pleurent ou m’envoient des messages sur Discord quand je déconne.

    Franchement c’est fatigant, les paradis artificiels me manquent, où j’en abuse où j’y pense avec lassitude. Ils ne me quittent jamais. Faudrait que je sorte de mon lit. Que j’aille en thérapie askip (j’y suis déjà, mais pas pour les bons trucs, parce que j’en ai trop). J’ai pas envie qu’on me force à arrêter de faire ma vie. J’aimerais juste qu’on me laisse être auto-destructrice et profiter de bonheurs artificiels parce que faire de vraies choses c’est long et de toute manière j’ai jamais compris comment le monde tournait sans que tout le monde ne se mette à hurler en permanence tant on souffre et que rien à de sens.

    Mes amis, ils souffrent,aussi. Pourquoi suis-je la seule à me détruire ?

    Quand on dit ça on dirait une enfant gâtée. J’ai eu 18 au bac. 15 en licence. J’ai implosé en master mais je tournais à 17. J’ai travaillé à deux endroits dans mon domaine et fait un stage et obtenu pléthore de lettres de recommandations. Mais ça marche pas, rien n’est jamais assez, je fais tout pendant qu’au fond de moi mes entrailles me hurlent que j’ai envie de me tuer. C’est vraiment ce que vivent les autres ?

    Après, peut-être pas, vu qu’on m’a reconnu le handicap.

    Mais je me demande, est-ce que c’est à vie ? Est-ce que je vais progresser ? On continue de me dire que oui mais j’ai envie de mourir devant le collège et le seul progrès que j’ai fait c’est d’avoir tout sabordé et y être presque arrivé.

    J’ai envie de la douceur des opiacés.


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    Hidden in plain sight

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    Hidden in plain sight

    Warmth is that spark,
    That paints in black,
    The ghostly surface, 
    Heating my solace.
    (suite…)


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